CROSSMED : bilan saison 2015

de | 9 octobre 2015

Comme chaque année, l’heure du bilan pour les interventions du CROSSMED au cours de l’année 2015 est arrivée. Publié hier, il montre encore une fois que les comportements dangereux reste de mise sur l’eau. Toutes les informations sur le bilan 2015.

La publication du bilan du CROSS Méditerranée (*) relatif à la campagne de sécurité des loisirs nautiques fait le point sur la réalité opérationnelle de l’été 2015 et permet de tirer des enseignements pratiques quant aux comportements à risques des usagers : il y a en mer « une manière d’être et une façon de faire » pour profiter de ses loisirs en sécurité et pour progresser ensemble sur la question permanente de la sauvegarde de la vie humaine.

Un chasseur sous marin qui a eu de la chance

Un chasseur sous marin qui a eu de la chance

Ce bilan du CROSS Méditerranée fait ressortir une baisse du nombre de décès : 17 plaisanciers ou pratiquants des loisirs nautiques ont trouvé la mort entre le 1er juin et le 30 septembre, contre 23 sur la même période en 2014. Au bilan, 885 personnes ont été secourues et 3411 assistées. Le nombre d’opérations (2126) augmente par rapport à 2014 (2059). Le Var, avec 627 interventions (29%), la Corse du sud avec 320 (15%) et les Bouches du Rhône avec 293 (13%) sont les départements où le plus grand nombre d’opérations de sauvetage a été recensé. Près de 1200 contrôles ont été réalisés lors des 16 opérations « sécurité mer » médiatisées et conduites par les agents publics des administrations de l’Etat mobilisées tout l’été. Les infractions les plus fréquentes concernent toujours le défaut de matériel de sécurité ainsi que les excès de vitesse. Ainsi, 116 suspensions de permis bateau ont été prononcées pour des comportements dangereux dans les Alpes-Maritimes.

Cette baisse du nombre de décès est à relier très vraisemblablement à une plus grande responsabilité individuelle ainsi qu’à la diminution des accidents mortels de plongeurs « bouteilles » : 5 personnes de 55 à 68 ans sont décédées contre 9 en 2014. Les efforts des structures spécialisés dans l’encadrement de cette activité à risques sont à souligner. Cette dynamique est encourageante, mais l’attention de tous doit rester constante et s’accroître davantage encore pour réduire l’accidentologie particulière à cette pratique.

En complément des moyens des administrations de l’Etat, les 50 stations SNSM implantées sur la façade Méditerranée constituent les premiers partenaires du CROSS avec 51% des opérations coordonnées par celui-ci et 48% des moyens nautiques engagés. Enfin, à côté de la VHF, qui reste le moyen d’alerte à privilégier en mer, le nouveau numéro d’appel d’urgence (196) doit être davantage connu des usagers. Il permet de gagner du temps dans la transmission de l’alerte depuis la terre en joignant directement les professionnels du sauvetage en mer au CROSS tout en améliorant l’action de la chaîne de secours.

Ce bilan 2015 dégage un nombre contenu de décès. Certes, les épisodes venteux ont été moins importants qu’en 2014 mais la fréquentation de nos eaux a été plus élevée. Dans ce cadre, les efforts du plus grand nombre d’usagers restent plus que jamais impératifs pour éviter des drames inutiles et permettre aux familles de vivre des vacances heureuses, ensemble et en sécurité.

(*) : Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage.

Bilan complet 2015 du Crossmed

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.